« Refuser de Parvenir »

« Refuser de Parvenir », est le titre d’un article de la revue Socialter n° 46 qui traire plus globalement du « mal être des ingénieurs ». Ce mouvement, Refuser de Parvenir, est né dans les milieux anarchistes de la Belle Époque, en passant par des étudiants rebelles de mai 68 qui feront le choix de s’établir en usine, jusqu’à des ingénieurs d’Airbus percutés par l’idée de l’effondrement et qui feront le choix de démissionner pour mettre en accord leurs idées et leur mode vie. Vingras le héros du Bachelier (1881) roman autobiographique du communard Jules Vallès, choisit une vie de misère dans le Paris du second empire plutôt que de prêter serment à Napoléon III, qui lui permettrait ainsi de devenir professeur. Ces jeunes diplômés qui s’expriment dans l’article de France info, n’ont pas besoin de choisir la misère, leur compétence et la lucidité avec laquelle ils et elles renoncent à de belles carrières probablement bien payées est la preuve qu’une prise de conscience est en train de naître.Prise de conscience aiguillonée par les mensonges des pétroliers qui pendant des années ont nié le rôle des énergies fossiles dans le réchauffement climatique. Prise de conscience ravivée par le refus des principaux dirigeants des pays riches de décider des mesures fortes lors de la COP26. Et peut être par le pied de nez que viennent de faire les constructeurs d’avions Airbus et Boeing en affirmant qu’il faudrait 39000 avions supplémentaire d’ici 2040. Ironie du sort il n’y aura pas d’avions décarbonés avant 2035. Mais qu’est ce qu’un avion décarboné ?
C’est le plus grand danger pour les dirigeants d’Airbus pris entre deux feux, celui de trouver les ingénieur e s pour construire le plus possible d’avions et la mobilisation pour faire un pas de côté.
Il y a eu « honte de prendre l’avion », il y aura « Honte de construire des avions »

Ingénieurs Airbus

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Author: UniversitePopulaireToulouse.fr

L’U.P.T - Un réseau d’initiatives et de débats Au cours de ces dernières décennies, de profondes transformations scientifiques, économiques, sociales, culturelles, écologiques, géostratégiques… sont intervenues. Un monde différent s’est ainsi mis en place. Le sens dans lequel il se développe s’y est révélé : inégalités, pauvreté, insécurités, sexisme, crise écologique, extrémismes religieux. La crise et son ampleur en ont souligné l’instabilité. L’humanité est aujourd’hui devant des choix décisifs pour son avenir. Mais, faute de penser les temps nouveaux que nous vivons, nous les subissons. Si nous voulons transformer ce monde, il faut que nous nous efforcions d’en comprendre les dynamiques et les contradictions en explicitant et en faisant vivre de nouvelles utopies collectives qui tracent la voie d’une nouvelle civilisation. Nous voulons donc permettre et favoriser l’expression de l’ensemble des diverses pensées critiques qui s’opposent au règne sans partage de la raison économique et de la marchandisation généralisée du Monde.