Le sommet Afrique-France doit impérativement se tenir en 2021

L’annulation du Sommet Afrique-France 2020 doit être l’occasion de réfléchir plus que jamais au partenariat entre la France et l’Afrique! Nous publions cet appel demandant la tenue d’un nouveau sommet au premier semestre 2021 et lancé par Alain DUPOUY / Club Objectif Afrique Avenir (O2A) Patrice FONLLADOSA / Président CEPS Afrique (Centre d’Etude et Prospective Stratégique), ancien administrateur MEDEF International, Emmanuel DUPUY / Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) Jean Lou BLACHIER, Aurélie SEREL / Groupement Patronal Francophone  (GPF)   

La
pandémie Covid-19, dévastatrice, inédite, partout dans le monde, a
provoqué l’annulation ou le report de différentes manifestations
internationales.

Le sommet Afrique France de Bordeaux, prévu en juin, n’aura pas lieu à la date prévue :
on ne pouvait, en effet, imaginer que dans ce contexte de précautions
prioritaires sanitaires, d’importantes délégations africaines et françaises
puissent se déplacer en nombre et sans risque.

En
outre, et c’est plus préoccupant, le Covid-19 a, et aura, des effets sur les
économies mondiales et plus particulièrement en Afrique, où une inquiétude largement
partagée fait redouter, au-delà des
crises économiques, des crises sociales, migratoires et un impact sécuritaire.

L’exécutif
français, déjà très préoccupé par les moyens de retour à une certaine vie
normale dans notre pays, tient, dans l’immédiat, à prendre en compte, et à se
montrer concerné par les graves problèmes risquant de toucher les pays africains.
Le Président de la République s’entretiendra, à nouveau, avec les dirigeants
africains, ainsi qu’avec les Instances de l’Union Africaine. Cette démarche-là
est, en effet, indispensable et salutaire.

Les organisateurs de ce
Sommet Afrique-France 2020, Mme L’Ambassadrice Rivoal, Secrétaire générale du
Sommet, le conseiller élyséen Franck Paris, pilote du projet et le coordinateur
bordelais Pierre de Gaétan Njikam Miouliom, doivent se pencher sur le devenir de ce Sommet. Ce dernier, inédit, unique
dans son choix décentralisé, prévu pour aborder les problématiques durables
touchant les Villes et les Territoires, revêt une importance toute particulière
par ses objectifs économiques et écologiques.

C’était une occasion
inespérée d’aborder les moyens de répondre aux grands besoins prioritaires du
quotidien des populations Africaines (accès aux énergies, transports et mobilités,
offre de santé universelle – justement- gestions des déchets, filières
alimentaires endogènes , éducation , logement ..).

Ce
sommet était, par son originalité économique et sociale,
indispensable à la rénovation et à l’amélioration des relations économiques et
politiques entre l’Afrique et la France, indispensable à la valorisation de la
Francophonie. C’était également une occasion inespérée de rénover des
partenariats publics – privés dans
l’intérêt des populations, en fort accroissement démographique, où cette
jeunesse de 450 millions de moins de 25 ans risque de ne pas accéder à un
marché du travail saturé.

En
conséquence, nous formulons ici le vœu,
en nos qualités de responsables de différents instituts, groupes d’action et de
réflexion, laboratoires d’idées, dédiés à la relation France/Europe avec
l’Afrique, auprès des pouvoirs publics, des responsables politiques français et
africains, des organisateurs du sommet, de
programmer à nouveau le Sommet Afrique-France de Bordeaux, aux thèmes et
structures inchangées, au cours du premier semestre 2021.
Il pourra être enrichi, évidemment, du thème de la coopération sanitaire.

Il
est, en effet, difficile d’imaginer que ce sommet prenne place dans le
dernier trimestre 2020, entre les quatre élections africaines d’octobre,
novembre et décembre (Côte d’Ivoire, Niger, Ghana, République Centrafricaine) et
le Sommet UE/UA prévu à Bruxelles, en octobre.

En
outre, et au vu du prolongement inévitable du confinement et des dramatiques
conséquences économiques – après avoir été sanitaires – qui en résulteront, il
nous semble impensable de forcer des agendas déjà éprouvés par la sortie de
crise.

Nous
croyons, en effet, que ce grand
rassemblement transcontinental, reliant la France et les 54 états
Africains, aura pour effet de consolider
notre relation géopolitique, géoéconomique, et géoculturelle sur de nouvelles
fondations, permettant de faire face, ensemble, aux défis communs que cette
crise pandémique aura éclairés d’une réalité encore plus évidente. Il
participera à repenser et à rénover la place de la France dans sa relation avec
les Etats du continent africain et les Africains.

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Author: MondAfrique.com

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