C’est au tour d’Obama d’être touché par le Russiagate

Par Eric Zuesse – Le 29 décembre 2019 – Source Strategic Culture

L’ancien président américain Barack Obama fait maintenant face à un grave danger juridique, car l’enquête sur le Russiagate a pris un virage à 180 degrés ; et c’est lui, au lieu du président actuel, Donald Trump, qui est dans la ligne de mire.

Le plus grand crime qu’un président américain puisse commettre est d’essayer de s’attaquer à la démocratie américaine (le fonctionnement constitutionnel du gouvernement américain), soit en travaillant avec des puissances étrangères pour la renverser, soit en travaillant de l’intérieur pour saboter la démocratie et en tirer des avantages personnels. Dans les deux cas, il s’agit d’une trahison (crime qui vise à mettre en danger, et met effectivement en danger, le bon fonctionnement de la Constitution elle-même 1), et M. Obama fait maintenant l’objet d’une enquête active pour avoir peut-être agi de la sorte. L’enquête sur le Russiagate, qui était auparavant centrée sur le président américain actuel, a changé de direction et vise maintenant le président précédent. Bien qu’il ne puisse évidemment pas être démis de ses fonctions (puisqu’il n’est plus en fonction), il est responsable en vertu des lois pénales, comme tout autre Américain le serait, s’il s’avérait qu’il avait commis un crime pendant qu’il était en fonction.
Une ordonnance du 17 décembre de la cour de justice de la FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) a sévèrement condamné les actions du FBI sous Obama, pour avoir obtenu, le 19 octobre 2016 (avant même l’élection présidentielle américaine), de cette même cour, en utilisant de faux prétextes, l’autorisation pour le FBI de commencer à enquêter sur la campagne présidentielle de Donald Trump, comme étant peut-être en collusion avec le gouvernement russe. La décision de la Cour dit ceci :
Afin d’apprécier la gravité de cette faute et ses implications, il est utile de comprendre certaines exigences de procédure et de fond qui s’appliquent à la conduite par le gouvernement de la surveillance électronique à des fins de renseignement étranger. Le titre I de la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA ), codifiée telle que modifiée à 50 USC. 1801-1813, régit cette surveillance électronique. Il exige que le gouvernement demande et reçoive du FISC une ordonnance approuvant un projet de surveillance électronique. Lorsqu’il décide d’accueillir une telle demande, le juge du FISC doit déterminer, entre autres, si elle fournit un motif probable de croire que la cible de surveillance proposée est une “puissance étrangère” ou un agent d’une puissance étrangère. …

Le gouvernement a un devoir accru de franchise envers le FISC dans les procédures ex parte, c’est-à-dire celles où le gouvernement ne fait pas face à une partie adverse, comme les procédures relatives aux applications de surveillance électronique. Le FISC s’attend à ce que le gouvernement se conforme en tout temps à son obligation accrue de franchise dans les procédures ex parte. La franchise est fondamentale pour le bon fonctionnement de la Cour. …

Le 9 décembre 2019, le gouvernement a déposé, auprès du FISC, des versions publiques et classifiées du rapport de l’OIG. … Elles montrent des cas troublants où le personnel du FBI a fourni à la NSD [Division de la sécurité nationale du ministère de la Justice] des renseignements qui n’étaient pas étayés ou qui contredisaient même les renseignements en leur possession. Elles montrent également plusieurs cas où le personnel du FBI a caché à la NSD de l’information en sa possession, parce que cela était préjudiciable à sa cause, en disant que M. [Carter] Page agissait au titre d’agent d’une puissance étrangère. …
Le 18 décembre, Martha McCallum, de Fox News, a interviewé le procureur général américain Bill Barr, et lui a demandé (à 7:00 dans la vidéo) à quel niveau du FBI se situe la responsabilité de cette possible trahison :
MACCALLUM : Avez-vous été surpris qu’il [le directeur du FBI d’Obama, James Comey] semble tant se distancier de toute cette opération ?

“JAMES COMEY : En tant que directeur au sommet d’une organisation de 38 000 personnes, vous ne pouvez pas mener une enquête qui concerne sept échelons en dessous de vous. Vous devez laisser aux professionnels chevronnés le soin de le faire.”

MACCALLUM : Êtes-vous d’accord avec cela ?

BARR : Non, je pense que le – l’un des problèmes avec ce qui s’est passé est précisément qu’ils ont fait remonter l’enquête jusqu’aux étages de la direction, et qu’elle a été menée et menée à bien par un très petit groupe de fonctionnaires de très haut niveau. Et dire qu’elle concernait sept échelons en dessous de lui n’est tout simplement pas vrai.

L’actuel A.G. traite donc l’ancien directeur du FBI (d’Obama) de menteur à ce sujet.
Si Comey est mis en cause dans cette enquête du FBI sur le candidat à la présidence des États-Unis, qui pourrait être basée sur des mensonges, par le parti opposé au président des États-Unis en exercice (le propre patron de Comey, Obama), alors se protéger pourrait devenir sa principale motivation ; et, dans cette hypothèse, la protection de son ancien patron pourrait ne devenir pour lui qu’une préoccupation secondaire.
De plus, comme l’a rapporté publiquement Nick Falco dans un tweet du 5 juin 2018 (tweet ayant été retiré par Twitter mais heureusement pas avant que quelqu’un ne l’ait copié dans une archive web), le FBI a enquêté sur la campagne Trump dès le 7 octobre 2015. Un entrepreneur privé extérieur, Stefan Halper, a été engagé en Grande-Bretagne pour cela, peut-être pour contourner les lois interdisant au gouvernement américain de le faire. (Après tout, il s’agissait du travail d’un « service de renseignement étranger ». Mais l’était-ce vraiment ? C’est maintenant l’objet d’une enquête). L’Office of Net Assessment (ONA), «par le biais du siège du Pentagone à Washington, lui a attribué des contrats, de 2012 à 2016, pour écrire quatre études portant sur les relations entre les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde ». Bien que Halper n’ait pas réellement fait de telles études pour le Pentagone, il a plutôt fonctionné comme un informateur rémunéré du FBI (et il n’est pas encore clair si cet argent provenait du Pentagone, qui dépense des milliards de dollars de manière non officielle et intraçable) et, à un certain moment, la campagne de Trump est devenue la cible d’une enquête de Halper. Cette enquête devait théoriquement examiner « la relation entre la Russie et la Chine : L’impact sur les intérêts de la sécurité américaine. » George Papadopoulos aurait dit que « Halper avait insinué que la Russie aidait la campagne de Trump », et Papadopoulos a été choqué par les propos de Halper. Probablement parce que tant d’argent au Pentagone est introuvable, une partie de la documentation cruciale sur cette enquête pourrait ne jamais être trouvée. Par exemple, le rapport du 2 juillet 2019 de l’inspecteur général du ministère de la Défense au Sénat américain dit que « le personnel de l’ONA n’a pu nous fournir aucune preuve que le professeur Halper ait visité l’un de ces endroits, ait établi un groupe consultatif ou ait rencontré l’une des personnes spécifiques énumérées dans l’énoncé des travaux ». Il semble que le travail sous-traité par le Pentagone était une couverture, comme l’étaient les pizzerias pour certaines opérations de la Mafia. Mais, de toute façon, c’est comme ça que la « démocratie » américaine fonctionne. Et, bien sûr, l’État profond de l’Amérique fonctionne par le biais d’agences gouvernementales mais aussi par des organisations de la pègre. C’est la réalité, pas du tout une spéculation. C’est ainsi depuis des décennies, au moins depuis l’époque de la présidence de Truman (comme le montre ce lien).
Enfin, dans la mesure où cette opération a certainement impliqué le directeur de la CIA d’Obama, John Brennan, et d’autres, et pas seulement des hauts fonctionnaires du FBI, il n’y a aucune chance que Comey ait été le seul haut fonctionnaire à y être impliqué. Et si Comey était impliqué, alors il aurait agi dans son propre intérêt, et pas seulement dans celui de son patron – et voici pourquoi : Comey aurait dû être très motivé pour s’opposer à M. Trump, parce que Trump a publiquement remis en question l’existence de l’OTAN (le principal point de vente international pour les entrepreneurs de la « défense » américaine), et aussi parce que toute la carrière de Comey s’est fait au service du complexe militaro-industriel américain, ce qui explique pourquoi le principal revenu de Comey a été les dizaines de millions de dollars qu’il a reçus grâce au renvoi d’ascenseur entre son service au gouvernement fédéral et des entreprises de service comme Lockheed Martin. Pour ces gens, le rétablissement, l’intensification et le maintien de la guerre froide est une entreprise très rentable. Certains l’appellent « le complexe militaro-industriel » et d’autres « l’État profond », mais quel que soit le nom qu’on lui donne, il s’agit simplement d’agents au service des milliardaires qui possèdent et contrôlent des sociétés internationales basées aux États-Unis, comme General Dynamics et Chevron. En tant que fonctionnaire du gouvernement, prendre des décisions qui sont dans l’intérêt à long terme de ces investisseurs est le moyen le plus sûr de devenir riche.
Par conséquent, Comey avait donc un intérêt personnel, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires de l’administration Obama, à saboter la campagne de Trump, et affaiblir sa présidence au cas où il serait élu. De plus, bien sûr, Comey aurait été utile à Obama lui-même. Non seulement Trump condamnait constamment Obama, mais ce dernier avait nommé à la tête du Comité National Démocrate pendant les primaires présidentielles de 2016, Debbie Wasserman Schultz, qui dès le 20 février 2007 avait soutenu Hillary Clinton à la présidence pendant les primaires du Parti démocrate, de sorte que Mme Shultz a été l’une des premières à soutenir Clinton contre Obama lui-même. En d’autres termes, Obama avait nommé Schultz afin d’augmenter les chances que Clinton – et non Sanders – devienne le candidat désigné en 2016 pour continuer à protéger son propre héritage présidentiel. En outre, le 28 juillet 2016, Mme Schultz a été contrainte de démissionner de la direction du DNC après que WikiLeaks eut publié des courriels indiquant qu’elle et d’autres membres du personnel du DNC avaient fait preuve de partialité contre Bernie Sanders et en faveur d’Hillary Clinton pendant les primaires démocrates de 2016 – favoritisme qui avait été la raison pour laquelle Obama avait nommé Mme Schultz à ce poste au départ. Elle faisait simplement son travail pour la personne qui l’avait choisie pour diriger le DNC. Il en va de même pour Comey. En d’autres termes : Comey était le choix d’Obama pour protéger Clinton, et pour s’opposer à Trump (qui avait attaqué à la fois Clinton et Obama).
Aujourd’hui, Obama dit aux milliardaires du Parti qu’Elizabeth Warren serait bonne pour eux, mais pas Sanders – il n’a jamais aimé Sanders. Il veut que Warren rallie les électeurs qui autrement iraient pour Sanders, et il veut que les milliardaires du Parti l’aident à y parvenir (être l’option prétendument « progressiste » du Parti), afin que Sanders ne puisse pas devenir une option de vote lors de l’élection générale qui aura lieu le 3 novembre 2020. Il leur dit qui aider ou pas à remporter l’investiture du Parti. En fait, le 26 novembre, le Huffington Post titrait « Obama a dit qu’il élèverait la voix pour empêcher l’investiture de Bernie Sanders » et a indiqué que même s’il ne le fera pas en public (seulement face aux milliardaires du Parti), Obama est déterminé à faire tout ce qu’il peut pour empêcher Bernie Sanders de devenir le candidat. En 2016, son choix était Hillary Clinton ; mais aujourd’hui, c’est n’importe qui d’autre que Sanders ; et donc, dans un sens, il garde la même position qu’il y a quatre ans – n’importe qui d’autre que Sanders.
La préoccupation quasi exclusive de Comey, au stade actuel, serait de se protéger, afin qu’il ne soit pas emprisonné. Cela signifie qu’il pourrait témoigner contre Obama. A ce stade, il est libre de toute obligation personnelle envers Obama – Comey est maintenant seul, face à Trump, qui est clairement son ennemi. Une sorte de négociation en coulisse est donc pratiquement inévitable – et pas seulement avec Comey, mais avec d’autres hauts responsables nommés par Obama, en fin de compte. Obama est donc clairement dans la ligne de mire, à partir de maintenant. Les Démocrates du Congrès ont choisi de tirer sur Trump (en le mettant en accusation) ; et Trump va donc maintenant tirer sur Obama – et sur tout le Parti Démocrate (à moins que Sanders ne devienne le candidat sélectionné, auquel cas Sanders aura déjà battu ce Parti Démocrate, et ses adhérents devront alors choisir entre lui et Trump ; et il en sera de même pour les électeurs indépendants).
Quoi qu’il arrive, Obama est maintenant dans la ligne de mire. Il ne s’agit pas seulement d’un problème politique (comme une procédure de destitution), mais surtout d’un problème juridique (une véritable enquête criminelle). Alors que Trump est confronté à une tentative ratée du Parti Démocrate de le remplacer par le vice-président Mike Pence, Obama sera confronté à des accusations criminelles pratiquement inévitables, lancées par l’administration Trump en place. Obama a joué gros contre Trump, avec le « Russiagate », puis avec l’« Ukrainegate » ; Trump va maintenant jouer fort contre Obama, avec tout ce que son administration et le parti républicain parviendront à rassembler contre lui ; et les enjeux seront cette fois-ci considérablement plus importants que la simple question de savoir s’il faut remplacer Trump par Pence.
Quelle qu’en soit l’issue, elle sera historique et sans précédent. (Si Sanders devient le candidat, ce sera encore plus historique ; et, s’il gagne ensuite le 3 novembre, ce sera une deuxième révolution américaine ; mais, cette fois, une révolution pacifique – si c’est même possible, dans les États-Unis hyper-partisans et profondément divisés d’aujourd’hui).
Mais il n’y a aucune chance que ce résultat devienne un statu quo. Soit le schisme s’aggravera considérablement aux États-Unis, soit il s’agira d’un réalignement politique fondamental, plus comparable à celui de 1860 qu’à tout ce qui s’est fait depuis. Les États-Unis ont déjà un pourcentage plus élevé de leur population en prison que toute autre nation sur cette planète. Les Américains qui choisissent l’option du « statu quo » produiront moins de stabilité, plus de violence, pas plus de stabilité et une nation plus pacifique dans un monde moins ravagé par la guerre. Le résultat des élections de 2020 pour les États-Unis sera un tournant ; il n’y a aucune chance qu’il en résulte des réformes. Les Américains qui voteront pour la réforme ne feront qu’augmenter la probabilité d’un enfer sur Terre. La réforme n’est plus une option disponible, étant donné les réalités de l’Amérique. Un saut bien plus grand que cela sera nécessaire pour que ce pays évite de tomber dans un abîme total, chute qui pourrait être dirigée par l’un ou l’autr des Partis, parce que les deux Partis ont amené la nation à son précipice actuel, le gouffre sombre et sans lumière auquel elle fait face maintenant, et c’est pourquoi elle doit maintenant faire un saut, afin d’éviter une chute libre et sa disparition.
Le problème en Amérique n’est ni Obama ni Trump ; ce n’est ni le Parti démocrate, ni le Parti républicain ; c’est plutôt les deux ; c’est l’État profond. C’est la réalité ; et le processus qui nous a amenés ici a commencé le 26 juillet 1945 et s’est poursuivi secrètement du côté américain même après la fin de l’Union soviétique et la fin rapide de la guerre froide par la Russie. La volonté incessante du régime américain, depuis le 26 juillet 1945, de gouverner le monde entier, culminera soit dans une troisième guerre mondiale, soit dans une révolution américaine visant à renverser et à supprimer l’État profond et à mettre fin à sa dictature – son emprise sur l’Amérique. Les deux partis sont contrôlées par cet État profond, et la dernière étape ou le point culminant de cette emprise est maintenant proche. L’Amérique vient donc d’avoir une série des pires présidents – et des pires Congrès – de l’histoire des États-Unis. C’est la réalité d’aujourd’hui. Malheureusement, beaucoup d’électeurs américains pensent que cette réalité extrêmement déstabilisante, cette tendance de longue date à la guerre, est acceptable et doit être poursuivie, et non pas arrêtée maintenant et remplacée par une nouvelle direction pour ce pays – la voie vers la paix mondiale, que FDR avait justement envisagée mais qui a été avortée le 26 juillet 1945. Peu importe combien d’Américains pourraient vouloir une simple réforme, ils ont tort. Parfois, seule une minorité a raison. Avoir raison n’est pas une question de majorité ou de minorité ; c’est une question de vrai ou de faux. Un public mal informé peut volontairement participer à sa propre destruction – ou même à celle du monde. Cela peut arriver. La démocratie est une condition préalable à la paix, mais elle ne peut pas exister si le public est systématiquement mal informé. Le mensonge et la démocratie ne se mélangent pas plus efficacement que le pétrole et l’eau.
Eric Zuesse
Note du Saker Francophone

Comme Brandon Smith chez les alt-right, Eric Zuesse ne va pas, pas encore, jusqu’à remettre en cause la taille même des états-unis qui sont trop gros pour ne pas être un problème pour le reste du monde. Le Russie est elle trop peu peuplée, reste la Chine. Il faudra surveiller si une forme d’impérialisme idéologique se déploie derrière le projet de Route de la Soie.
Traduit par Wayan, relu par Hervé et Marcel pour le Saker Francophone
Notes

La définition officielle américaine de la « trahison » (voir en haut de la page 3) est la suivante : « Quiconque, par allégeance aux États-Unis, leur fait la guerre ou adhère à leurs ennemis, en leur apportant aide et réconfort aux États-Unis ou ailleurs, est coupable de trahison ». Tout fonctionnaire américain a juré de maintenir et de défendre, de ne jamais renverser la Constitution des États-Unis, et cela définit les États-Unis eux-mêmes comme étant le fonctionnement continu de la Constitution des États-Unis. La trahison est donc l’acte suprêmement illégal en vertu du droit américain, l’acte qui viole le serment d’office de tout fonctionnaire américain. (Lorsque la trahison est perpétrée par quelqu’un qui n’est pas un fonctionnaire américain, il s’agit toujours d’un crime grave, mais moins grave que pour tout fonctionnaire américain). L’expression « leur fait la guerre » signifie la guerre contre le fonctionnement de la Constitution qui est leur loi suprême. « Ou » signifie alternativement, et « adhère à leurs ennemis » signifie est un adepte de toute personne ou autre entité qui cherche à imposer une constitution différente. « Ennemis » n’est pas défini – il n’est pas nécessaire que ce soit un opposant étranger ; il peut s’agir d’un opposant national à la Constitution des États-Unis. Ainsi, un Américain peut être un ennemi des États-Unis d’Amérique. En fait, la définition officielle fait explicitement référence UNIQUEMENT à une entité « qui doit faire allégeance aux États-Unis ». (Évidemment, cela se réfère surtout à tout fonctionnaire américain.) C’est ainsi qu’un « traître » est compris, en droit américain. Évidemment, le pire traître serait celui qui a commis l’acte (les actes) de trahison alors qu’il était un fonctionnaire américain. ↩

Read on source website...