Qu’avons-nous appris d’AZF ?

Repas, boisson et revues vendus en soutien à l’aire des gens du voyage de Petit Quevilly.
Le 4 octobre dernier, Emmanuel Macron s’est offusqué que l’on ose comparer l’incendie de Lubrizol à l’explosion de l’usine chimique AZF, survenue en 2001 à Toulouse : « Quelle honte ! s’est-il exclamé. À AZF il y avait eu 31 morts, des milliers de blessés, 25 000 déplacés. On ne peut pas continuer à faire du catastrophisme sur la base de n’importe quoi. »
Nous pensons au contraire que la comparaison est non seulement légitime, mais essentielle. C’est bien le moment de se souvenir de ce qui s’est joué dans les semaines et les mois qui ont suivi l’explosion de l’usine AZF à Toulouse. Comment ont réagi les habitant.es après le drame ? Qu’est devenu le site ? Quelles leçons sur l’impunité industrielle ? Quels enseignements sur le mépris de classe et les inégalités face aux pollutions ?
Tous les ans, la dizaine de membres de la revue Z se retrouve pour un mois dans un lieu choisi afin de traiter un grand sujet de société. L’idée : s’immerger dans la réalité d’un territoire, enquêter collectivement, s’égarer et nouer des liens, prendre part aux luttes, et à partir de ses ingrédients, fabriquer chaque année une belle revue d’analyse critique de 200 pages, disponible en vente directe et en librairie.
Suite à l’incendie de Lubrizol, nous sommes venu.es nous installer à Rouen pour quelques semaines. Cette soirée sera l’occasion de nous présenter et de discuter « sur la base de n’importe quoi » (comme dirait Macron).
Lundi 14 octobre à 19h30La halle aux toiles, salle 10 – 9 Place de la Basse Vieille Tour, Rouen

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Author: Zite.fr

Au printemps 2009 sortait le premier numéro d’un canard-tortue imaginé par une bande de joyeux déserteurs. Installée chez des éleveurs du Tarn, la rédaction inaugurait le principe de l’itinérance : s’immerger dans la réalité d’un territoire, pour un mois au moins, enquêter collectivement, s’égarer et nouer des liens, prendre part aux luttes ; et, à partir de ces ingrédients, fabriquer, à prix abordable, une belle revue d’analyse critique de deux cents pages qui donne la parole à des gens qu’on entend peu, et où le dessin et la photo occupent une grande place. Pour chaque année, un numéro. Pour chaque lieu d’enquête, un grand thème.