Ephéméride des luttes : 26 mai

Le 26 mai est un jour chargé (d’explosifs) pour l’éphéméride des luttes : on renvoie des royalistes auprès de leur christ-roi, des quartiers entiers se barricadent contre la tenue d’un sommet de l’OTAN ou des expulsions de centre sociaux, on fait sauter la maison des fascistes.
1647 : A Hartford en Amérique, Alse Young devient la première femme a être pendue pour sorcellerie sur le ‘nouveau continent’.
1871 : A Paris, les communard-e-s se replient sur Belleville et dans le cimetière du Père-Lachaise.
1908 : Aux USA, le président émet un décret pour baillôner la presse anarchiste. Les services postaux se voient dans l’obligation de bloquer tout imprimé dont le contenu répond aux nouveaux critères de la censure étatique.
1910 : L’Argentine : “interdit l’entrée dans le pays à tout étranger ayant été condamné pour délits de droit commun, ainsi qu’aux anarchistes ou à toutes personnes qui professeraient des attaques contre les fonctionnaires, les gouvernements ou les institutions (…) Toute association ou réunion de personnes ayant pour objet la propagnande anarchiste ou la préparation d’actes condamnés par les lois sera interdit.”
1925 : A Paris, dans la station de métro Saint-Lazare, le trésorier de l’Action Française Ernest Berger est tué par balle par la jeune anarchiste Maria Bonnefoy. Evviva !
1928 : A Buenos Aires, Severino di Giovanni et les anarchistes italiens placent des explosifs au domicile d’un membre de la police secrète mussolinienne car celui-ci avait torturé des prisonniers anarchistes et antifascistes.
1970 : A Rome, sommet de l’OTAN dans le quartier de l’EUR, près de Garbatella. Le quartier entier prendra partie pour le mouvement contre la police.
« Ce n’était prévu par aucune des deux parties que la population du quartier se soulève. Mais elle l’a fait, et avec une détermination qui a estomaqué tout le monde. Au début, on osait demander que des bouts de citron, vu que la zone était inondée de lacrymogènes. D’autres demandaient un abri parce qu’ils étaient poursuivis par les uniformes. Et les deux choses furent offertes si généreusement que les militaires reculèrent et s’enfuirent parce qu’il pleuvait de tout depuis les balcons : éviers cassés, ordures, eau sale, bous de tuile. Il fut alors facile de barricader une partie du quartier et de le défendre pendant un long moment ». Salvatore Ricciardi, Maëlstrom, DeriveApprodi, 2011.
1976 : – A Bilbao, un attentat à l’explosif a lieu contre l’ambassade de l’Allemagne de l’Ouest. Une inscription est laissée à côté : “Meinhoff revive”, en référence à Ulrike Meinhof, militante de la Fraction Armée Rouge morte en prison le 9 mai.
A Pontevedra en Espagne, des anonymes volent plus de 700 kilos de dynamite dans une poudrière.1980 : A Tours, une charge explosive saute au palais de justice et y fait de gros dégâts, contre la militarisation spectaculaire.
1986 : A Paris, le braqueur Michel Vaujour s’évade de la prison de la Santé en hélicoptère.
2000 : A Bordeaux, deux membres présumés d’ETA sont arrêtés après une fusillade avec la police.
2014 : A Barcelone, c’est l’expulsion du centre social occupé depuis 17 ans Can Vies, qui débouchera sur 5 jours d’émeutes qui se propagent dans tout Barcelone, avec la solidarité du quartier de Sants et la reconstruction presque en directe de Can Vies qui avait pourtant été en parti détruit. Une fourgonnette de la chaîne de télé catalane TV3 est incendiée, des barricades pointent partout. La résistance acharnée, la solidarité et la violence collective permettent finalement à cet espace de rester en place.

Voir l’éphéméride anarchiste du 26 mai.

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Author: Mars-Infos.org

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