Du nouveau sur l’opération militaire américano-française au Burkina Faso

L’opération militaire américano-française du 10 mai 2019 au nord du Bukina Faso ne visait pas à libérer les deux otages français kidnappés neuf jours auparavant au Bénin mais à récupérer deux agents de la CIA ayant un statut prioritaire. L’opération aurait très mal tournée. Paris a reconnu la mort de deux Commando marine et quatre présumés ravisseurs. Selon des informations émanant de professionnels, il s’agit d’un bilan très partiel, établi selon les règles de diffusion de l’information militaire relatives aux pertes au combat adoptés par les unités militaires US en Irak entre 2004 et 2009.

2. Le groupe armé qui a été visé est totalement inconnu et fait plus étrange, aucun groupe terroriste activant au Sahel n’a commenté ou revendiqué le rapt de quatre ressortissants étrangers ou l’opération militaire du 10 mai.

3. Le jour même de l’opération, les individus armés ont pu s’extraire du lieu de l’attaque en tuant une douzaine de militaires d’un pays africain qui assuraient le bouclage de la zone.

4. Le ministère français de la défense a annoncé la mort de quatre présumés ravisseurs mais selon des sources locales il s’agit de civils vivant à proximité de l’objectif. Aucun chef opérationnel ou membre du groupe armé n’ont été capturés ou neutralisés.

5. Les commandos marine francais ont essuyé dés le début de l’opération des tirs nourris de Kalashnikov RPK dévastateurs. Il a fallu l’intervention d’hélicoptères d’attaque Tigre et des hélicoptères de combat relevant d’une unité d’élite héliportée américaine pour les désengager. Du matériel et des armes ont du être abandonnés sur les lieux.

5. Nos sources tiennent à souligner que cette opération est l’un des premiers engagements massifs des forces conjointes américano-françaises au Burkina Faso.
Burkina Faso : la mystérieuse otage américaine libérée par le commando français Faso : la mystérieuse otage américaine libérée par le commando français

« Faut-il polémiquer ? Avons-nous le droit de nous interroger ? Est-ce salir la mémoire de deux soldats d’élite que de tenter de comprendre les secrets et les zones d’ombre de l’opération du 10 mai ? Comment des décisions, au plus haut niveau de l’Etat, ont été prises pour enclencher l’attaque qui leur a coûté la vie ? Au-delà de l’imprudence des deux Français safaristes, en goguette chez les salafistes, à qui on a fait lire un texte à leur descente d’avion, à Villacoublay, il y a le mystère de l’otage américaine, disparue dans les oubliettes de l’Histoire, comme si elle n’avait jamais existé.

Nul doute que les autorités françaises, pour des raisons sans doute légitimes, ont accepté d’« exfiltrer » vers d’autres cieux, la sexagénaire sans visage et de protéger son anonymat, phénomène assez rare, à l’exception des agents de renseignement, soumis à la loi du silence. Que faisait cette dame, qui n’apparaît pas sur les photos depuis sa libération, dans une zone brûlante ? Une étude sociologique ? Une promenade de santé ? Et que faisait l’autre femme, sud-coréenne, qui était retenue en otage avec elle ? Selon des sources sud-coréennes, les deux femmes auraient été enlevées, le 12 avril, par un groupe inconnu alors qu’elles voyageaient plus ou moins ensemble, en voiture ou en bus, et tentaient de passer la frontière entre le Burkina Faso et le Bénin. Elles auraient voyagé d’abord au Maroc, puis au Mali, en passant par le Sénégal. Il faut, bien sûr, prendre ces informations avec des pincettes. De simples touristes ? »

Souce: https://strategika51.org/archives/62902

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