Développement de l’agriculture irriguée au Sénégal : 16 milliards injectés dans le Pariis

Pour booster le développement de l’irrigation dans 11 régions du pays, l’Etat du Sénégal, à travers le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis), a injecté 16 milliards de francs Cfa. Selon le coordonnateur national dudit projet, Aly Sané Niang, le lancement à Dakar en octobre 2013 de l’initiative visant à développer l’irrigation au Sahel par les chefs d’Etat du Sénégal, de la Mauritanie, du Tchad, du Burkina, du Mali et du Niger n’a pas donné les résultats escomptés. En effet, ces chefs d’Etat avaient décidé d’améliorer les capacités de planification et d’accroître les superficies aménagées pour la performance des systèmes irrigués. Des investissements ont été injectés dans cette pratique culturale, mais avec des résultats très peu satisfaisants. C’est toute la pertinence de la décision de l’Etat du Sénégal de lancer le Pariis qui, pendant six ans (2018-2024), va intervenir dans 11 régions du pays. Une intervention qui permettra de développer l’irrigation dans ces différentes zones, explique le coordonnateur du Pariis, en marge d’un Comité régional de développement (Crd) d’information sur le projet. Il explique : «C’est en 2013 que le Président Macky Sall, en présence de ses pairs du Sahel, avait fait un constat pour dire que les pays du Sahel, au vu de leurs ambitions pour l’agriculture, ne pouvaient plus se contenter que de trois mois de saison des pluies. De ce point de vue, une déclaration dite de Dakar avait été faite pour lancer un plaidoyer pour le développement de l’irrigation au Sahel. La Banque mondiale a répondu favorablement à cette demande des chefs d’Etat et accepté d’injecter, pour une première phase du Pariis, 170 millions de dollars pour les six pays. Et pour le cas du Sénégal, nous avons un financement qui tourne autour de 13 milliards de francs Cfa.» Un montant qui, selon le coordonnateur du Pariis, «est réparti entre l’Association internationale de développement (Ida) pour 89%, l’Etat du Sénégal 7%, et les bénéficiaires 4%. Une somme qui va aider à sensiblement développer l’irrigation dans 11 régions du Sénégal, à travers des Zones d’intervention prioritaires (Zip)». Il s’agit des régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor. «Il faut aller vite dans les résultats de ce projet. Déjà, toutes les zones ont été identifiées. Aussi, nous avons identifié trois zones pour lesquelles il existe des structures qui ont déjà une grande capacité de mise en œuvre de ce type d’activités liées à l’irrigation. La Zip A, c’est la vallée du fleuve Sénégal où nous avons décidé de travailler avec la Saed. La deuxième Zip concerne la région de Casamance où nous travaillons avec la Sodagri. Et pour le bassin arachidier qui concerne Thiès, nous avons décidé de travailler avec la direction des Bassins de rétention et des lacs artificiels», a détaillé Aly Sané Niang. Aussi, ajoute-t-il, «l’Anida est mise à contribution pour s’occuper de la question de la mobilisation des eaux souterraines». De même «pour l’atteinte des objectifs globaux de ce projet, il y a un élément clé à ne pas négliger. Il s’agit du concept ‘’Solution-irrigation’’ qui va booster le développement de l’irrigation». Il conclut que «beaucoup d’investissements ont déjà été injectés dans le secteur de l’irrigation. Mais nous sommes tous d’accord que les résultats sont en deçà des attentes. De ce point de vue, Pariis veut prendre les meilleures pratiques et les reproduire pour éviter les échecs précédents. Les investissements autour de l’irrigation doivent être protégés. C’est ce qui fera la ‘’Solution-irrigation’’».nfniang@lequotidien.sn

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Author: LeQuotidien.sn

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